Un visage de l’exil

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 2 octobre 2008

1106081820.jpgN’ayant pas d’idée asteur. Je reprends un message laissé dans le blog d’une copine après m’être remémoré une expérience quasi-religieuse vécue dans le monde de Myriam Beaudoin*, aussi bien dans la lecture que sur le terrain :

Se promener dans Outrement, c’est sortir à l’extérieur pour aller vers un autre intérieur. C’est ôter tes habits en même temps que tu déchires ta lecture pour rester dans la nudité la plus sommaire.
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Ton corps doit devenir frêle et transparent. Il ne doit pas cacher la vue des autres car il doit se transformer en un verre pur et translucide. Puis quitter les grands boulevards pour t’introduire dans l’intimité de ces personnages habillés en noir et blanc. Te transporter le long de ces allées verdoyantes pour apercevoir d’un côté et de l’autre que tu n’existes pas puisqu’on ne te regarde pas. Tu as beau t’attarder à contempler la joie enfantine endeuillée qui laisse sa trace sur un carreau vert, où les années de l’innocence s’en vont pour laisser la place aux corvées familiales.
Ces gens-là t’ignorent, et s’il y en a un qui te regarde c’est pour te dire que de toute façon en tant que goy, tu ne rentras pas au paradis. Que le Messie te jettera dans les abîmes pour le préférer lui ou elle. Et si c’est toi qui oses le regarder, il baissera ses yeux pour te montrer que tu n’as pas le droit à sa lumière. C’est en ce moment là qu’une paisible solitude enveloppera ton corps pour t’abandonner à cette chute méritée dans un trou noir qui éclipsera la lumière d’un soir d’été ou d’automne. …

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* LIEN VERS LE SITE INTERNET À L’ORIGINE DE CETTE PENSÉE

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Pour ma langue et ma survivance

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 15 décembre 2007

Bonjour !

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Je profite du tout récent “développement” de mes photos pour vous montrer combien mon association Paris-Québec est active. Nous n’avons pas raté l’occasion de faire revivre l’esprit de la Nouvelle-France dès l’inauguration du Marché de Noël québecois par M Raffarin jeudi 13 décembre dernier.
En effet, l’église Saint-Sulpice tout proche a fait retentir les voix des certains nos membres qui ont apporté des nouvelles de ce Pays de Québec très cher au Brestois Louis Hémon. Pierre Michaud a ainsi captivé les visiteurs du pavillon Paris-Québec avec ses propos sur les relations économiques franco-québécoises qui demeurent toujours dynamiques. Hé oui, cette Vielle France ne peut pas s’empêcher de ce tourner vers “un pays qui, tout en étant dans la modernité, préserve ses racines, ses traditions et sa langue”.

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Dans cet esprit, nous avons pu ainsi vivre un peu de folklore québécois apporté par notre Cowboy fringant Armando Paredes. Ses versions remasterisées de “Maria Chapdelaine” et de la chanson “23 décembre” de Beau Dommage nous ont appris quelques expressions très vivantes d’une langue française qui a survécu contre vents et marées dans le nouveau continent depuis plus de 400 ans.
Et ce n’est pas encore fini. Bernard Emont vous attend pour vous faire découvrir ce “rêve français pour l’Amérique”. Monique Pontault et François Poche vous présenteront certains des autochtones du Québec avec leur conférence sur “la culture inuit”. Michel Ceccaldi et ses « Saveurs Francophones » vous montreront qu’il y a une autre manière de vivre en français que celle nous autres en France….
Venez donc nombreux icitte à Paris vivre cette culture québecoise qui s’offre à vous autres jusqu’au 23 décembre.

À bientôt pour vivre d’autres de Nouvelle-France en France !!!

Le Mexicain franco-québécois

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14 juillet 2007 à Villers-Cotterêts

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 17 juillet 2007

Bonjour chers lecteurs,

Je souhaiterais vous parler à cette occasion d’une visite très « patriotique ».
En effet, comme tout bon Parisien qui se respecte, j’ai profite de la fête du 14 juillet pour sortir de la capitale.
Dommage ! Je crois avoir râté une magnifique « europarade ».
Cependant, cela a valu ce manquement car le congé s’est avéré autant voire plus « français » que le traditionnel défilé militaire.
Eh oui ! J’ai été dans l’ancien pays de France au berceau même de l’identité dite française.
Il s’agît du château de François Ier à Villers-Cottêrets :

Les rois de France, dans leur lutte contre les pouvoirs féodaux, on contribué au recul des dialectes. Illustre, parmi une série d’édits royaux qui luttent contre les malentendus résultant de l’usage administratif du latin, l’ordonnance de Villers-Cottêrets, prise par François Ier en 1539, stipule que tous les actes juridiques se font en langage maternel françois et non autrement. Malgré l’adjectif « maternel », elle est vite interprétée comme imposant le français du roi détriment des idiomes régionaux. Elle provoque de « merveilleuses complaintes » chez les Provençaux forcés d’adopter un bilinguisme passif s’ils veulent conserver le contrôle de leurs affaires. … (MARCHELLO-NIZIA, Christiane & PICOCHE, Jacqueline ; Histoire de la langue française, p. 29)

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Il y a toute fois quelque chose qui cloche dans l’histoire ci-dessus. J’ai vu de près la copie du décret de François Ier et la tarnscription faite par le syndicat d’initiative où il est écrit bien clairement que les documents et actes officiels doivent se faire en langue françois ou maternel. Le roi de France était-il conscient de la diversité qui composait son royaume ?

En tout cas, je crois aussi que ce petit détail montre comment les histoiriens s’arrangent pour créer du national. Autrement dit, ce n’est pas par hasard que l’on ait voulu donner ce caractère « maternel » à la langue française comme pour dire : Est « français » quiconque a entendu le français depuis le berceau. Or, de nos jours ce postulat est à revoir car « Est francophone quiconque parle habituellement le français, au moins dans certaines circonstances, soit comme langue maternelle, soit comme langue seconde » (idem, p. 7).

À plus !

Le franco-mexicain.

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ESPOIR FRANCOPHONE : les Cowboys fringants

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 17 mai 2007

Bonjour chers lecteurs,
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Je publie un peu tardivement mon commentaire sur la rencontre Québec-France du 15 mai dernier.
En effet, même si cela ne semble avoir aucun rapport avec une recherche dite « scientifique’, cet évènement m’a appris beaucoup de choses sur la dite « identité française ».
Cette musique aux accents d’Amérique certes, mais très « française » dans le fond, a pu réunir dans une salle d’espectacles parisienne pleine à son comble des québécois et des parisiens. Des personnes qui chantaient à l’unisson les paroles d’une Grand-Messe prônant des valeurs universelles. C’étaient ces mêmes valeurs communes à tous les Francophones que, d’ailleurs, vous connaissez très bien : Liberté, Égalité et Fraternité. En outre, ils ont été rejoints par d’autres gens aux origines aussi diverses que lointaines, mais qui partagent eux-aussi le même « patrimoine français » : la langue de Lafontaine, Molière et Voltaire…

P.S. Pour plus d’informations, à lire notamment sur cette même page personnelle : « De l’identité françoise ».

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Vallée, c’est-là que tout a commencé! (bis)

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 11 mars 2007

1000204.jpg L’image de cette note (prise durant ma dernière visite à Barcelo), que j’ai intitulée je ne sais plus pourquoi Les exilés de la mémoire, apparaît d’une façon récurrente dans les ouvrages de la Sabença comme celui sur « Les Barcelonnettes au Mexique : récits et témoignages ». J’en ai déduit que c’est un devoir de l’Histoire d’accueillir la mémoire d’une communauté franco-mexicaine (et ou mexicano-barcelonnette ) en quête d’une reconstruction de son passé. À ce propos, il est vrai que toute histoire de l’émigration/immigration, quoique marginalisée par les grandes Histoires ou Histoires officielles, finit par se faire justice par elle-même. Et que c’est à nous, les historiens des migrations d’essayer de faire en sorte que l’Histoire lui octroie un espace en son sein. Comment ?, vous demanderiez-vous. En faisant appel à la mémoire des textes savants, des correspondances et des témoignages, tels ceux contenus dans ces recueils que je vous invite à visiter. Au plaisir ! Pour plus d’informations aller sur le site internet :

Barcelonnette et le Mexique

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Vallée, c’est-là que tout a commencé!…

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 8 novembre 2006

1000227.jpgJe vous présente à nouveau le foyer principal de l’émigration vers les Mexique mais, cette fois-ci, sous un autre angle. Barcelonnette, dans le département des Alpes de Haute-Provence (04). Sur la photo, le siège de l’association La Sabença de la Valeia avec l’un de ses principaux membres, M. Martin-Charpenel, auteur de divers ouvrages que je cite dans mes premières notes. C’est un lieu qui me rappelle et me fait sentir fier de mes origines mexicaines (auxquelles je fais allusion très souvent sur ce blog). C’est grâce à sa médiation que ce blog continuera d’être enrichi. Enfin, si vous êtes intéressés à cet histoire, je vous conseille de vous procurer les ouvrages de la Sabença, dont je parlerai prochainement. A+ !

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Jicaltepec-Ran Raphaël (suite)

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 29 octobre 2005

Profitez de cet extrait de l’entrevue que j’ai eue avec le dernier des francophones de la région, M. Arturo THEUREL. Cela a a été vraiment chouette!
«…Ce village [San Rafael, Mexique] dans lequel vous êtes a été fondé en 1833 par des Français [paysans] qui venaient de Camplitte. [ …] Mon grand-père était français, il venait [aussi] de Champlitte. […] Jusqu’en 1920, ici, ça a été une espèce de colonie [française]. On appelait ici comme ça, La Colonie. [Il] y avait même un vice-consul…»
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Intro : Jicaltepec-San Raphäel

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 23 octobre 2005

photo6.jpg Ci-contre, place principale du village franco-mexicain de Jicaltepec, État de Veracruz (Mexique), fondé en 1833 par des immigrés français originaires de Champlitte (70), département de la Haute-Saône. il existe dans ce pays des descendants d’immigrés français arrivés entre 1830 et 1910, devenus aujourd’hui mexicains, qui souhaiteraient renouer avec leur passé. C’est ce que j’ai pu constater suite à plusieurs voyages faits dans les principaux foyers de cette présence française à savoir les régions de Mexico, de Puebla et de Veracruz. Quelques personnes que j’y ai rencontrés (se revendiquant en tant Franco-mexicains) m’ont fait part de leur souci de voir leur mémoire, voire leur spécificité culturelle.
Le but de mon voyage (les 24 et 25 septembre 2005) était de rencontrer d’autres Mexicains d’origine française ayant un profil complètement différent de celui des Français des métropoles mexicaines (Barcelonnettes et autres) : devenus aujourd’hui mexicains, quelques Mexicains d’ascendance française vivant actuellment dans la région du Rio Nautla essaient, à l’instar du groupe français-barcelonnette, de préserver une mémoire collective qui leur rappelle leur pays d’origine.

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