Moi, désormais, immigrant et indigène

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 22 août 2010

ps.jpg«Il y a les accents de Marseille, de Béthune, de Strasbourg, des Roms, des Italiens, on a du mal à les entendre dans notre société, d’une certaine façon je les représente aussi»
Bonjour à tous ! Je reprends avec regret ce blog, histoire de me défouler et de narguer l’obscurantisme qui nous guette :
J’ai choisi de me présenter afin de réagir depuis mon «petit milieu politico-médiatique parisien bien pensant» où j’essaie de faire souche en ce moment. Fils d’indigènes amérindiens et de migrants européens, moi-même migrant migré, selon l’expression d’Abdelmalek Sayad, je porte aussi, toujours avec moi, mon histoire et mon accent (cf.photo en fin de texte). Les causes que défends en tant que fondateur d’une association faisant la promotion de la francophonie des Amériques* se trouvent noyées dans la vase de haine et d’ignominie de ce «vrai peuple» de France dont je suis heureusement exclu parce que né en terre d’Amérique. Je ne suis donc pas digne de demeurer une minute de plus dans ce pays et pour vous le montrer en voilà les raisons :
En effet, mon teint basané s’apparente beaucoup à celui d’un de ces Tziganes invités à rentrer «chez eux». En outre, mon penchant souverainiste (pour ce qui concerne le Québec) fait de moi un voyou en puissance fort capable de commettre à n’importe quel moment un crime de lèse-majesté. Sans omettre ma naissance mexicaine qui m’octroie un ADN de brigand des Terres chaudes.
Pour toutes ces raisons, Messieurs les gouvernants de France et de Navarre, je vous prie de m’envoyer à la potence puisque «mon campement provisoire» ne se trouve pas loin du parvis de Notre Dame, et ce afin de délivrer mes concitoyens de ce dangereux descendant de migrants et d’indigènes°.
° Il faut entendre le terme «indigène» dans l’acception du mot espagnol indígena, qui veut dire : autochtone (ou amérindien) colonisé et méprisé.
* Cliquez ici pour voir l’asso parisienne que j’ai fondée suite à mon départ de Paris-Québec
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P.S. Si je devais choisir mon drapeau ce serait un mélange des couleurs ci-dessus, dont voilà l’explication :
Au dessus : «La Louisiane eut durant le mois de janvier 1861 un drapeau officieux basé sur celui de la France créé après avoir quitté les États-Unis, mais avant de rejoindre la Confédération.»
—————————————————-
Au dessous : «En 1974, l’assemblée de la Louisiane a adopté officiellement un drapeau d’Acadiane. Les trois fleurs de lys d’argent sur le champ bleu représente l’héritage français d’Acadiane. L’étoile d’orée sur le champ blanc symbolise Notre-Dame-de-l’Assomption, la sainte patronne d’Acadiane; l’étoile symbolise également la participation active des Cadiens de la Révolution américaine, (comme soldats sous le Général Bernardo de Gálvez, gouverneur espagnol de la Louisiane). La tour d’or sur le champ rouge représente l’Espagne, qui régnait sur la Louisiane quand les Acadiens sont arrivés.»

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« Un immigré…

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 25 septembre 2008

… est toujours renvoyé à ses origines« . Ou est-ce plutôt lui qui se renvoie à ses propres origines ?

Salut à vous autres lecteurs non-assidus de ces nouvelles notes franco-mexicaines !

Si vous tombez par hasard sur cette note, c’est parfait car vous arrivez à mon intimité lorsqu’elle est en plein délire. Hé hé ! Hier précisément, je marchais dans un quartier très autochtone et très populaire de ma chère Lutèce et qu’est-ce que j’aperçois ? 2409081114.jpg Une salle de gym portant le nom d’AZTECA !

Tout d’un coup mon esprit a été chamboulé par cette vision fantasmagorique. Et je me disais sui-je vraiment un descendant de cette grand civilisation ? Comme l’incrédule négationniste qui se dit que les pétales de maïs qu’il mange à chaque déjeuner ne sont pas des OGM.

Franchement, ça m’a fait plaisir que de voir comment les proprios de l’établissement s’étaient appliqués à faire une déco digne de ce qu’on fait chez mes parents. De la part d’un « étranger » francilien, je le crois digne d’admiration. Mais de la part d’un « exilé » comme moi, c’est comme du Barbra Streisand au Carnegie Hall ou du Jonny à l’Olympia. Ai-je besoin d’avoir une façade publique aussi richement décorée pour dire d’où je viens ? C’est du moins ce que d’autres égaux ou étrangers ont voulu voir en moi… Me souvenir d’où je suis originaire, c’est très bien, m’y accrocher comme une bouée psychique de sauvetage, je ne le crois pas.

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LE 50e ANNIVERSAIRE DES CENTRES INTERNATIONAUX FRANCOPHONES : L’universel autour de la langue française et des cultures francophones.

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 5 juillet 2008

ciru9702.jpgentete50.jpgQu’est-ce que peuvent avoir en commun un étudiant d’Istanbul et un autre de Mexico ? Qu’est-ce qui fait qu’une jeune femme syrienne et un père de famille brésilien peuvent se mettre à penser à la même chose ? Quel est le trait d’union entre un Québécois et un Indien ?

Ne vous cassez pas trop la tête. La réponse, c’est vous qui l’avez en sachant lire ces lignes… Eh oui, c’est la langue française. En effet, vous avez découvert la clé pour tisser des liens d’amitié entre les peuples et les générations : le français a toujours été un creuset de cultures.
Voilà que j’avais incité Paris-Québec et le réseau France-Québec en général à faire partie de cet événement unique qu’est le 50e anniversaire des Centres Internationaux Francophones des Lions Clubs de France (Ville de Strasbourg, 11-20 juillet 2008), ce qui malheureusement s’est terminé à la fois par un échec total et par mon départ définitif de mon association*. C’est dommage, car les CIF, considérés comme l’un des piliers de la francophonie, ont toujours semé d’année en année l’amour de l’universel dans le cœur de leurs stagiaires. Âgés de 18 à 25 ans, ils sont venus des quatre coins du monde depuis 1958 pour participer aux multiples activités proposés par ces centres : conférences, colloques, recherches, discussions et improvisations artistiques. Ils ont ainsi bâti un savoir de la langue française et de l’humanité, savoirs qui sont basés sur l’intercompréhension et l’acceptation de l’Autre.

Ce 50e anniversaire des Centres Internationaux Francophones promet donc d’être l’aboutissement de générations d’interculturalité : une expérience de la vie et de l’Autre qui se traduira en actes susceptibles de faire bouger le monde. Leurs partenaires en ont pris conscience. Il n’y aura qu’à voir ce qui résultera de l’accueil donné par le Parlement Européen aux 1 000 anciens et accompagnants. Ceux-ci s’y retrouveront afin de récolter les fruits d’une francophonie autrefois bellement acquise et appliquée jour après jour tout au long de leurs parcours de vie. Leur projet de loi fictif voté au sein de cette enceinte sera en le reflet ce désir commun à tous les êtres humains qu’est la paix entre les nations.

À l’instar de toutes nos institutions (le Sénat, la Région Alsace…) et de tous les médias nationaux et européens, Paris-Québec suivra cet événement qui coïncide avec une autre fête de l’universel : la Fondation de la Ville de Québec il y a 400 ans dans le Nouveau Monde.

Moi en tant qu’Ancien des CIF-CIRU97 et fondateur du MAF**

* À cause de mes différends idéologiques avec l’association et surtout à cause de son indifférence.

** MOUVEMENT AMÉRIQUE FRANÇAISE

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France-Amériques-Barcelo

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 5 novembre 2006

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L’histoire se répète-t-elle toujours de la même façon ? Les chemis continueront-ils de se croiser sans cesse ? Et voilà que c’est là où tout a commencé, dans la Vallée, ou, peut-être…

« … au bord des bayous de New Orleans jusqu’à Mamou où [il] était caché dans sa chevrolet.
Je l’ai trouvé dans son coup d’archet.
Le highway mène au Mardi gras
Chez les Cajuns de la Louisiana
Mais la rout’ qui mène aux États
Ell’ traverse un grand embarras
Quand il s’est mis à parler français
C’était une langu’ que je connaissais pas
À mesur’ que j’le comprenais
C’était lui qui m’comprenait pas. …
 » (LANGFORD, Georges : « Acaciana »)

VOUS SAUREZ PLUS TARD LE POURQUOI DE LA CITATION DE CETTE TOUNE. À + !

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Une commune française franco-mexicaine

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 25 novembre 2005

photo10.jpg Ci-contre, image prise à l’entrée du village de Champlitte en Haute-Saône (70), l’un des foyers de la migration française vers Jicaltepec-San Raphaël (Mexique) dont j’avais promis que je parlerais quelques lignes plus bas (ou rubrique « Sur place » : Intro : Jicaltepec-San Raphäel) et je le ferai, juré promis ! -.

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