Serment aux Armes ? Et bien soit… Mais à celles de ma Nouvelle-France

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 22 septembre 2011

«J’ai beaucoup de sang français dans mes veines et j’en suis fier, mes parents m’ont appris la langue française et le patois de Champlitte, et j’aime parler [ces] langue[s] chaque fois que cela m’est possible; mais si un jour, il y avait la France, il n’y a pas de doute pour moi, je serais Mexicain» (2002 Demard, Rio Nautla Mexique, p.279)
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Le témoignage ci-dessus vient de la bouche d’Arthuro Theurel, Franco-Mexicain né en 1915 dans la province de Veracruz. Il m’a semblé pouvoir illustrer toute la révolte que nous autres bi, tri et pluri nationaux ressentons à l’égard de tout genre de sottises politiciennes telles que j’ai pu les entendre dans les médias franco-français ce matin du 20 septembre de l’an de disgrâce 2011. C’est une révolte de l’ordre intime qui relève de trois facteurs comme l’explique M Theurel dans son témoignage : celui des origines réelles ou supposées, celui des pratiques culturelles dont les langues et celui de l’allégeance à un territoire politique.

Du fait de nos origines multiples, les Franco-Mexicains, sommes un peuple très métissé. La part de sang française peut ou pas correspondre à l’idée que nous nous faisons de notre Histoire. Pour ma part, portant un nom a consonance hispanique contrairement à ce monsieur Arturo, ma part d’Histoire de France est proportionnellement inverse à celle de mon histoire familiale où les Amérindiens occupent plus de 50% de notre patrimoine génétique tel que l’indique le lien ci-contre à droite : « Mon histoire franco-mexicaine officialisée ». Or, pour Arturo, que j’ai eu la chance d’ »interviewer » une fois (cf. Archives du blog), français de sang comme il se revendique, cela semble être le contraire : son Histoire « française » débute en 1833 aux portes de la rade de la Vera Cruz pour se confondre avec celle des « revolutionarios » du XXe siècle.

Ainsi, nos pratiques culturelles diffèrent quelque peu entre pépé Arturo et ce pamphlétaire. Le premier a baigné dans son patois de champlitte et dans une langue française vernaculaire aux accents nord-américains au sein du terroir mexicain alors que le deuxième a appris une langue française scolaire dans les villes cosmopolites de cet extrême-occident, et ce en bénéficiant de la bienveillance de l’une des « Alliance franco-mexicaine » et d’une éducation française donné en partie par des professeurs néofrançais autrement appelés « les Canadiens ». Peu importe, notre rencontre à l’occasion de l’une mes enquêtes sur le terrain (j’étais en doctorat à Paris) s’est faite en français et s’est terminée en espagnol à l’arrivée d’un interlocuteur local, ce qui fut normal puisque nous maîtrisions tous les trois la langue officielle du pays.

Dès lors, quelle allégeance pourrait-on nous imposer si, dans son témoignage, A. Theurel, a tranché et choisi son camp. En cas de conflit franco-mexicain, il s’alignerait du côté de ceux avec qui il partage le pain et les peines. Moi c’est de même, lors de la dernière malencontreuse controverse sur l’année du Mexique, j’ai fait la sourde oreille des prises de position politiques de part et d’autre de l’Atlantique et je me suis senti compatir avec tous ces artistes, médiateurs et organisateurs qui ont vu leurs productions culturelles prises en otage peu importait leurs passeports. En revanche, contrairement à toute apparence, je n’étais pas aucunement familier de ces manifestations culturelles mexicaines dans ce que qui est malheureusement à présent mon pays (la France du début du XXIe siècle). J’étais plus préoccupé par le fait de continuer à faire fructifier mon OSBL de promotion de la Francophonie des Amériques*, dont celle du Québec qui occupe une grande place dans mon investissement patriotique comme le montre ma photo en sus en vignette… Et toc ! : Et si le prochain président mexicain avait-il des origines françaises ?

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« Patriote un jour, patriote toujours » : Marche pour la langue française

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 9 juillet 2011

2550612119870621739871000008808462725621345019460n.jpgLa langue française réconfortant le narcissisme, quel bon plan ! Je reprends mon écriture après une autre longue période pour des raisons professionnelles. Eh ben ouais, il faut toujours un prétexte pour recommencer. Cette fois-ci, c’est à la demande d’un très bon amis montréalais que j’entame cette anecdote :

Patriote un jour, patriote toujours

J’ai été témoin direct du déroulement de la « Marche pour la langue françaises et la francophonie dans le monde » qui s’est tenue en plein coeur de Paris le 18 juin dernier. Je ne pouvais pas m’empêcher d’y être présent parce que c’est le français, « langue de la République » selon l’article 2 de notre constitution, qui m’a éduqué et formé. Je me dois donc de lui être reconnaissant (cf. billets précédents). En plus, une marche pour la « défense » de la langue qui aurait lieu à Paris, ça, c’était une première : la francophonie européenne se trouverait-elle en situation de minorité ?

C’est de cette manière que je mes suis retrouvé un après-midi de passages nuageux et de petites averses (samedi 18 juin) Place du Panthéon. À mon arrivée, ce qui m’a frappé a été de voir une dizaine d’énormes drapeaux québécois flotter. J’en étais fier parce que plusieurs associations pro- »cause québécoise », dont Paris-Québec et celle que je préside Mouvement Amérique française, avions passé du temps a diffuser à travers les grands réseaux sociaux l’invitation à cette manifestation. Aussi parce que c’est ce drapeau qui me rapproche le plus d’une langue française qui m’était familière jusqu’à mon installation définitive en France métropolitaine. D’un point de vue québécois, on peut considérer que j’participé d’un acte patriotique, celui de la défense et de la promotion d’une langue à laquelle je tiens car c’est au sein de laquelle je vis comme c’est le cas pour d’autres de mes « concitoyens » de régions d’Européens telles que la Wallonie (Belgique) ou la Vallée d’Aoste (Italie).

Je me suis ainsi retrouvé face à un grand contingent de Belges qui prônaient leur (r)attachement à la france. Aussi, j’ai vu avec une certaine réjouissance des dizaines de Français qui arboraient avec enthousiasme des drapeaux québécois. C’était normal, des membres d’Impératif français, association québécoise étaient de la partie. Quelle belle surprise de voir flotter aussi un drapeau acadien porté par un vieux Français qui se vantait de nombreux allers-retours en notre Vieux Monde et les nouveau continent où niche ce pays de la Cadie qui s’étend de Pointe à l’Église (Nouvelle-Écosse) jusqu’à Rustico (Île-du-Prince-Édourad). Moi, en attendant le coup d’envoi de la marche, j’avais mon esprit en Nouvelle-France devant l’immense baie bleue du Saint-Laurent et face au vert brillant du parc des Plaines d’Abraham et à celui du Mon-Royal, je pouvais ressentir autant la froidure rongeant dans les os (un nuage était passé par là) à Pointe-Lévy que la chaleur moite du canal de Chine. Mais soudain, la voix d’Albert Salon, ancien diplomate français, président de l’association organisatrice, Avenir de la Langue Française, m’a ramené sur mon champ de bataille. Je me passerai de citer des longs extraits des longs discours de ce Monsieur Salon et des interventions des politiciens et autres personnalités étant donné que ces notables s’accordaient sur le même point : la langue française souffre de la perte de rayonnement de la France et de l’imposition de l’anglo-américain comme lingua franca, sentiment partagé par la foule et prétexte pour se rendre présente. L’anglais c’est du cash, l’anglais c’est du business et le français ne sert même plus comme langue de l’intellect et de la diplomatie. Mais qui était avec nous, à peu près deux cents personnes ? « C’est pas pire mais c’est tu du beau du monde fier de même » diraient mes cousins.

Dès lors, tous dans ses rangées, les belges avec les belges, les algériens avec les algériens et, moi et ma « gang », avec les Français portant des drapeaux québécois ! Car les québécois n’étaient qu’à peine une dizaine. Qu’est-ce qui nous avait pris moi, Franco-Mexicain, et mes compatriotes Métropolitains pour nous accrocher à ce drapeau ?! Peut-être la réponse se trouvait dans le tas de pancartes qu’on lisait de part et d’autre sur lesquelles il y avait inscrit : « Vive le Québec en français ! » En effet, le fleurdelisé est encore capable d’éveiller l’espoir en l’avenir de la francophonie parce qu’il représente, pour le Français connaisseur de l’hasardeuse Histoire du Canada français, une sorte de résistance, histoire, mémoire et identité de résistance… Merci Monsieur le Général De Gaulle, vous pouvez continuer à dormir sur vos deux oreilles.

Départ donc à travers les rues de Paris. Comme aux beaux jours des manifs de 68, nous sommes descendus par la Rue Soufflot en ayant à l’horizon l’emblème international de la France, la Tour Eiffel. Le trajet a continué à droite sur le Boulevard Saint-Michel pour en suite tourner encore à droite Boulevard Saint-Germain poursuivre le trajet jusqu’au bout, c’est-à-dire devant Jussieu. Qu’est que je me suis fait plaisir à scander : « y en a marre de l’anglais » sous toutes sortes de tournures de phrase et de chansonettes. Je garderai toujours dans mon esprit les visages des touristes et des bourgeois parisiens, peut-être anglophiles, stupéfaits qui se demandaient ce que notre cortège faisait là si on n’était pas en train de réclamer un retour au temps des colonies : Malheureusement l’image de notre langue et de toute revendication qu’on puisse faire du droit à la parler est associée à la dernière aventure coloniale de ma Patrie. Le Français moyen éprouve une honte de se revendiquer francophone et ne rêve que de devenir bilingue anglais, condition sine quoi non pour pouvoir connaître un succès au sein de cet univers qu’on dénomme « la France d’en haut ».

C’est l’une des raisons pour lesquelles, au beau milieu de la foule, j’entendais des critiques sur l’omniprésence d’un parler qui s’impose de jour en jour et de siècle en siècle, depuis la fin de la guerre de Sept Ans (1763) en passant par la signature du Traité de Versailles (1919) jusqu’aux années 2000, ère du boum néo-libéral…
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Moi, désormais, immigrant et indigène

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 22 août 2010

ps.jpg«Il y a les accents de Marseille, de Béthune, de Strasbourg, des Roms, des Italiens, on a du mal à les entendre dans notre société, d’une certaine façon je les représente aussi»
Bonjour à tous ! Je reprends avec regret ce blog, histoire de me défouler et de narguer l’obscurantisme qui nous guette :
J’ai choisi de me présenter afin de réagir depuis mon «petit milieu politico-médiatique parisien bien pensant» où j’essaie de faire souche en ce moment. Fils d’indigènes amérindiens et de migrants européens, moi-même migrant migré, selon l’expression d’Abdelmalek Sayad, je porte aussi, toujours avec moi, mon histoire et mon accent (cf.photo en fin de texte). Les causes que défends en tant que fondateur d’une association faisant la promotion de la francophonie des Amériques* se trouvent noyées dans la vase de haine et d’ignominie de ce «vrai peuple» de France dont je suis heureusement exclu parce que né en terre d’Amérique. Je ne suis donc pas digne de demeurer une minute de plus dans ce pays et pour vous le montrer en voilà les raisons :
En effet, mon teint basané s’apparente beaucoup à celui d’un de ces Tziganes invités à rentrer «chez eux». En outre, mon penchant souverainiste (pour ce qui concerne le Québec) fait de moi un voyou en puissance fort capable de commettre à n’importe quel moment un crime de lèse-majesté. Sans omettre ma naissance mexicaine qui m’octroie un ADN de brigand des Terres chaudes.
Pour toutes ces raisons, Messieurs les gouvernants de France et de Navarre, je vous prie de m’envoyer à la potence puisque «mon campement provisoire» ne se trouve pas loin du parvis de Notre Dame, et ce afin de délivrer mes concitoyens de ce dangereux descendant de migrants et d’indigènes°.
° Il faut entendre le terme «indigène» dans l’acception du mot espagnol indígena, qui veut dire : autochtone (ou amérindien) colonisé et méprisé.
* Cliquez ici pour voir l’asso parisienne que j’ai fondée suite à mon départ de Paris-Québec
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P.S. Si je devais choisir mon drapeau ce serait un mélange des couleurs ci-dessus, dont voilà l’explication :
Au dessus : «La Louisiane eut durant le mois de janvier 1861 un drapeau officieux basé sur celui de la France créé après avoir quitté les États-Unis, mais avant de rejoindre la Confédération.»
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Au dessous : «En 1974, l’assemblée de la Louisiane a adopté officiellement un drapeau d’Acadiane. Les trois fleurs de lys d’argent sur le champ bleu représente l’héritage français d’Acadiane. L’étoile d’orée sur le champ blanc symbolise Notre-Dame-de-l’Assomption, la sainte patronne d’Acadiane; l’étoile symbolise également la participation active des Cadiens de la Révolution américaine, (comme soldats sous le Général Bernardo de Gálvez, gouverneur espagnol de la Louisiane). La tour d’or sur le champ rouge représente l’Espagne, qui régnait sur la Louisiane quand les Acadiens sont arrivés.»

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Siffler la Marseillaise…Faire taire le Québec

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 16 octobre 2008

Rapide intervention pour donner mon avis sur le fait de siffler la Marseillaise : indigne d’un francophone. Comme tant d’autres venus d’ailleurs, je ne suis pas francophile, vous le savez bien. Mais je crois aux symboles qui me donnent une place dans le monde : la langue française et tout ce qui va avec. Ce n’est donc pas une affaire d’ »avoir le ventre rempli ou pas » Messieurs les politiciens franco-français. La France a beaucoup donné au Mexique des lumières et du progrès. C’est la raison pour laquelle, entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe le 14 juillet était fêté dans moins pays d’origine comme étant « la fête de l’humanité ». Et la Marseillaise faisait partie, et fait encore partie, de notre attachement aux valeurs issues du rayonnement la langue française. Mais faut-il la sortir du Temple de l’Humanité pour la mettre dans toutes les sauces ? Ce sont plutôt ce genre de protocoles : la chanter dans un stade, l’invoquer quand on n’a pas d’idées de progrès social, qui l’ont désacralisée.
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Au lieu de nous faire un tapage médiatique, nos gouvernants devraient mieux repenser notre soi disant « identité nationale », qui est plutôt une identité internationale. Pourquoi donc ignorer tous ces faits qui nous attachent à l’idée de francophonie comme le prochain sommet à Québec ?

Que trois mots là dessus sur France Inter !!! Tout pour s’intéresser aux moyens de déplacement de notre président, qui s’en calice royalement* !!! Messieurs les responsables de notre « identité nationale », saviez-vous que sans l’amour de notre langue tel qu’on l’entend au Canada français ou au Mexique, elle n’existerait point.

*POUR LE CONSTATER CLIQUEZ ICITTE

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Un visage de l’exil

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 2 octobre 2008

1106081820.jpgN’ayant pas d’idée asteur. Je reprends un message laissé dans le blog d’une copine après m’être remémoré une expérience quasi-religieuse vécue dans le monde de Myriam Beaudoin*, aussi bien dans la lecture que sur le terrain :

Se promener dans Outrement, c’est sortir à l’extérieur pour aller vers un autre intérieur. C’est ôter tes habits en même temps que tu déchires ta lecture pour rester dans la nudité la plus sommaire.
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Ton corps doit devenir frêle et transparent. Il ne doit pas cacher la vue des autres car il doit se transformer en un verre pur et translucide. Puis quitter les grands boulevards pour t’introduire dans l’intimité de ces personnages habillés en noir et blanc. Te transporter le long de ces allées verdoyantes pour apercevoir d’un côté et de l’autre que tu n’existes pas puisqu’on ne te regarde pas. Tu as beau t’attarder à contempler la joie enfantine endeuillée qui laisse sa trace sur un carreau vert, où les années de l’innocence s’en vont pour laisser la place aux corvées familiales.
Ces gens-là t’ignorent, et s’il y en a un qui te regarde c’est pour te dire que de toute façon en tant que goy, tu ne rentras pas au paradis. Que le Messie te jettera dans les abîmes pour le préférer lui ou elle. Et si c’est toi qui oses le regarder, il baissera ses yeux pour te montrer que tu n’as pas le droit à sa lumière. C’est en ce moment là qu’une paisible solitude enveloppera ton corps pour t’abandonner à cette chute méritée dans un trou noir qui éclipsera la lumière d’un soir d’été ou d’automne. …

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* LIEN VERS LE SITE INTERNET À L’ORIGINE DE CETTE PENSÉE

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« Un immigré…

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 25 septembre 2008

… est toujours renvoyé à ses origines« . Ou est-ce plutôt lui qui se renvoie à ses propres origines ?

Salut à vous autres lecteurs non-assidus de ces nouvelles notes franco-mexicaines !

Si vous tombez par hasard sur cette note, c’est parfait car vous arrivez à mon intimité lorsqu’elle est en plein délire. Hé hé ! Hier précisément, je marchais dans un quartier très autochtone et très populaire de ma chère Lutèce et qu’est-ce que j’aperçois ? 2409081114.jpg Une salle de gym portant le nom d’AZTECA !

Tout d’un coup mon esprit a été chamboulé par cette vision fantasmagorique. Et je me disais sui-je vraiment un descendant de cette grand civilisation ? Comme l’incrédule négationniste qui se dit que les pétales de maïs qu’il mange à chaque déjeuner ne sont pas des OGM.

Franchement, ça m’a fait plaisir que de voir comment les proprios de l’établissement s’étaient appliqués à faire une déco digne de ce qu’on fait chez mes parents. De la part d’un « étranger » francilien, je le crois digne d’admiration. Mais de la part d’un « exilé » comme moi, c’est comme du Barbra Streisand au Carnegie Hall ou du Jonny à l’Olympia. Ai-je besoin d’avoir une façade publique aussi richement décorée pour dire d’où je viens ? C’est du moins ce que d’autres égaux ou étrangers ont voulu voir en moi… Me souvenir d’où je suis originaire, c’est très bien, m’y accrocher comme une bouée psychique de sauvetage, je ne le crois pas.

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Moi, Français ?

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 20 septembre 2008

0706081154.jpgTantôt, j’ai été à la cérémonie d’accueil des « nouveaux Français » organisée par la mairie de mon arrondissement, ceci à l’occasion d’une journée associative et solidaire. Tous ceux qui me connaissent intimement savent que j’ai reçu mon décret de naturalisation tout récemment… Mais je me demande si j’avais besoin de ça pour me sentir un Francophone convaincu. Je ne le crois pas. Ma francophonie est antérieure à ma nationalité française et ma francophilie s’est éteinte avec ma soi disant « intégration ». Cette « identité nationale française dont » je suis censé être désormais porteur s’est diluée dans un ensemble plus vaste. Et mon affection est bien plus pour la Nouvelle-France que pour cette vielle France qui m’a naturalisée. Voilà donc la preuve comme quoi une identité n’a appartient qu’à celui qui se l’est bâtie : ni imposée ni assimilée, seulement choisie. Cela me rappelle une chose qui m’a été dite d’une façon très ironique et moqueuse par un « Lion » tête de veau lors de ma participation aux Journées Francophones de Strasbourg de juillet dernier (voir note : « 50 anniversaire des Centres Internationaux Francophones »), dont d’ailleurs, je ne garde pas un souvenir très heureux. Il m’a vu porter les couleurs du Québec et non pas celles des deux pays dont je suis ressortissant : « Et maintenant, ne me dis pas que tu es Québecois ? »… Je n’ai pas eu le courage de lui répondre : « Qu’est-ce que ça peut bien te faire à toi tête de mule ? !!! Heureusement que l’inspiration poétique est là quand le coeur n’y est pas : « Ta vengeance est redoutable, Ô déesse pécheresse !
Ton charme est sublimant, mais bien désarmant.
Ton oubli n’est pas soulageur*, il me laisse toujours rêveur.
Est-ce toi Aphrodite qui perturbe mes nuits ?
Ah non ! C’est toi Chronos travesti qui te glisses dans mon lit !!! » Hé Hé !
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Rentrée 2008

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 13 septembre 2008

« Si j’aime mon pays (et) la terre qui m’a vu naître, je ne veux pas de dieu, je ne veux pas de maître » (« Je suis fils », Corrigan Fest, La Victoire en chantant*)

0806081328.jpgHe oui ! Le rebelle franco-mexicain pseudo-zapatiste commence à se réveiller. Je ne savais pas comme devais-je continuer ce blog qui reprend mon ancien « mexique-france-mexique« . En effet, il me manquaient quelques notes racontant : ma participation au 400e avec une communication au colloque du CTHS, ma visite rendue aux cousins de « lalibération.org »***, mes remous passionnels et mes différends avec mon assoce Paris-Québec et mon éloignement de ce réseau aux allures royalistes appelé France-Québec****
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Mais je me suis dit, « y en a assez de chialer ». En plus je m’éloigne un peu de mon sujet, ma franco-mexicanité. Pour y revenir je vous propose de télécharger ce « power point » :
newsletterderacinesdicietdailleurs14.pps
Et c’est ça qui m’interpelle présentement. Il y est indiqué que la prochaine réunion mon association Racines Françaises au Mexique, prévue pour le 29 septembre, traitera de généalogie. Aussi, prochain colloque sur les « Français au Mexique… » du 15 au 18 octobre, pas le moyen d’être présent aux deux événements pour l’instant (mes affaires parisiennes me retiennent). Et si c’était le cas, pas le moyen de justifier de ma généalogie, elle s’est perdue dans les limbes de l’histoire. Il y est indiqué que la République aidera les familles de français « installées » au Mexique depuis peu / longtemps à donner l’accès à la scolarité française à leurs enfants. C’est tant mieux pour eux. Mais si vous avez fait bien attention, les infos étaient aussi affichées en espagnol !!! Cela peut se prêter à plusieurs réflexions, dont celle-ci : ou bien, il n’est peut-être pas nécessaire de parler la langue de la République pour rester en son sein, ou bien la République considère ces anciens Français du Mexique devenus aujourd’hui Mexicains comme faisant partie de son patrimoine culturel, dont dignes de bénéficier des soins qu’Elle prodigue. Si c’est ainsi, je crois que c’est une noble tâche qui ne peut que rendre service à Sa langue, le français. Je dis cela non pas par mépris de l’espagnol, ce serait indigne de ma part car c’est la langue de ma mère (que je maîtrise mal à l’écrit d’ailleurs), je le dis parce qu’il serait juste que la frontière de la dite souveraineté nationale devienne plus perméable, au moins en ce qui touche au culturel. Il faut penser à tous les tracas psychiques éprouvés par tous ceux qui avons le cul entre deux chaises comme on dit. J’aurais voulu être Acadien, pour pouvoir faire mon numéro !!! T’en souviens-tu Véronique ?
1807081507.jpgPS. Photo avec une nouvelle copine Véronique de l’Acadie, plus de détails sur le blog de ma nouvelle assoce le MAF :
Mouvement Amérique Française
* Lien vers le site de l’un de mes groupes québécois préféres Corrigan Fest
*** Lien vers mes hôtes québécois « est québécois qui le veut, c’est pour ça que nous sommes un peuple métissé », m’ont-ils dit un jour plus que gentiment.
****Lien vers mes dernières vicissitudes avec mon ancienne association en plein 400e !!! (Je ne sais pas jusque quand la page restera active).

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LE 50e ANNIVERSAIRE DES CENTRES INTERNATIONAUX FRANCOPHONES : L’universel autour de la langue française et des cultures francophones.

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 5 juillet 2008

ciru9702.jpgentete50.jpgQu’est-ce que peuvent avoir en commun un étudiant d’Istanbul et un autre de Mexico ? Qu’est-ce qui fait qu’une jeune femme syrienne et un père de famille brésilien peuvent se mettre à penser à la même chose ? Quel est le trait d’union entre un Québécois et un Indien ?

Ne vous cassez pas trop la tête. La réponse, c’est vous qui l’avez en sachant lire ces lignes… Eh oui, c’est la langue française. En effet, vous avez découvert la clé pour tisser des liens d’amitié entre les peuples et les générations : le français a toujours été un creuset de cultures.
Voilà que j’avais incité Paris-Québec et le réseau France-Québec en général à faire partie de cet événement unique qu’est le 50e anniversaire des Centres Internationaux Francophones des Lions Clubs de France (Ville de Strasbourg, 11-20 juillet 2008), ce qui malheureusement s’est terminé à la fois par un échec total et par mon départ définitif de mon association*. C’est dommage, car les CIF, considérés comme l’un des piliers de la francophonie, ont toujours semé d’année en année l’amour de l’universel dans le cœur de leurs stagiaires. Âgés de 18 à 25 ans, ils sont venus des quatre coins du monde depuis 1958 pour participer aux multiples activités proposés par ces centres : conférences, colloques, recherches, discussions et improvisations artistiques. Ils ont ainsi bâti un savoir de la langue française et de l’humanité, savoirs qui sont basés sur l’intercompréhension et l’acceptation de l’Autre.

Ce 50e anniversaire des Centres Internationaux Francophones promet donc d’être l’aboutissement de générations d’interculturalité : une expérience de la vie et de l’Autre qui se traduira en actes susceptibles de faire bouger le monde. Leurs partenaires en ont pris conscience. Il n’y aura qu’à voir ce qui résultera de l’accueil donné par le Parlement Européen aux 1 000 anciens et accompagnants. Ceux-ci s’y retrouveront afin de récolter les fruits d’une francophonie autrefois bellement acquise et appliquée jour après jour tout au long de leurs parcours de vie. Leur projet de loi fictif voté au sein de cette enceinte sera en le reflet ce désir commun à tous les êtres humains qu’est la paix entre les nations.

À l’instar de toutes nos institutions (le Sénat, la Région Alsace…) et de tous les médias nationaux et européens, Paris-Québec suivra cet événement qui coïncide avec une autre fête de l’universel : la Fondation de la Ville de Québec il y a 400 ans dans le Nouveau Monde.

Moi en tant qu’Ancien des CIF-CIRU97 et fondateur du MAF**

* À cause de mes différends idéologiques avec l’association et surtout à cause de son indifférence.

** MOUVEMENT AMÉRIQUE FRANÇAISE

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Pour ma langue et ma survivance

Posté par nouvellefrancemexiquefrance le 15 décembre 2007

Bonjour !

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Je profite du tout récent “développement” de mes photos pour vous montrer combien mon association Paris-Québec est active. Nous n’avons pas raté l’occasion de faire revivre l’esprit de la Nouvelle-France dès l’inauguration du Marché de Noël québecois par M Raffarin jeudi 13 décembre dernier.
En effet, l’église Saint-Sulpice tout proche a fait retentir les voix des certains nos membres qui ont apporté des nouvelles de ce Pays de Québec très cher au Brestois Louis Hémon. Pierre Michaud a ainsi captivé les visiteurs du pavillon Paris-Québec avec ses propos sur les relations économiques franco-québécoises qui demeurent toujours dynamiques. Hé oui, cette Vielle France ne peut pas s’empêcher de ce tourner vers “un pays qui, tout en étant dans la modernité, préserve ses racines, ses traditions et sa langue”.

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Dans cet esprit, nous avons pu ainsi vivre un peu de folklore québécois apporté par notre Cowboy fringant Armando Paredes. Ses versions remasterisées de “Maria Chapdelaine” et de la chanson “23 décembre” de Beau Dommage nous ont appris quelques expressions très vivantes d’une langue française qui a survécu contre vents et marées dans le nouveau continent depuis plus de 400 ans.
Et ce n’est pas encore fini. Bernard Emont vous attend pour vous faire découvrir ce “rêve français pour l’Amérique”. Monique Pontault et François Poche vous présenteront certains des autochtones du Québec avec leur conférence sur “la culture inuit”. Michel Ceccaldi et ses « Saveurs Francophones » vous montreront qu’il y a une autre manière de vivre en français que celle nous autres en France….
Venez donc nombreux icitte à Paris vivre cette culture québecoise qui s’offre à vous autres jusqu’au 23 décembre.

À bientôt pour vivre d’autres de Nouvelle-France en France !!!

Le Mexicain franco-québécois

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